Archives: livre numérique

Revenus des écrivains américains en baisse : la faute à qui ?

Certes, le livre numérique a connu une progression foudroyante aux USA : il représente la moitié des ventes en volume. Comme ils sont moins chers, la somme globale de droits d’auteur générée par l’ebook est en baisse… pour le moment.

http://next.liberation.fr/culture-next/2015/09/16/avec-le-numerique-les-ecrivains-americains-y-laissent-des-plumes_1383685

Mais la question se pose de plus en plus : faut-il vendre plus de livres numériques moins chers, ou vendre de moins en moins de livres papier au risque de précipiter les auteurs dans ma dèche ? C’est bien là qu’est le vrai débat.

http://www.liberation.fr/futurs/2015/09/10/droit-d-auteur-le-partage-numerique-est-une-chance_1379744

Plutôt que de s’exclure mutuellement, les deux formats doivent s’additionner. A terme, le livre numérique deviendra le livre de poche d’aujourd’hui. Au-delà des chiffres, c’est la question du support qui devient primordiale : les jeunes générations choisissent le support numérique par habitude autant que par goût. Et le livre numérique n’est pas gratuit, quoi qu’insinuent certains !

Aux USA, la guerre entre les auteurs et Amazon est ouverte.

De nombreux auteurs américains accusent Amazon d’abuser de sa position dominante pour imposer des prix trop bas à certains livres, et de gêner la distribution de certains titres. Il est bon de savoir qu’Amazon gère la vente d’un tiers des livres papier et de 90 % des ebooks. Si effectivement il pratique une forme de censure déguisée, on est face à un gros problème.

http://www.liberation.fr/culture/2015/07/14/aux-etats-unis-libraires-et-auteurs-s-attaquent-a-amazon_1347888

 

Amazon rémunère ses auteurs à la page : progrès ou régression ?

Amazon envisage de rémunérer les auteurs en fonction du nombre de pages lues. Les inconditionnels de la chose écrite sur papier crient déjà au scandale : ce système de rémunération peut favoriser un certain type de texte, où l’important est de prendre le lecteur au piège d’une histoire bien ficelée, même si elle est bâclée au niveau du style ou de la profondeur des personnages. Ce serait l’avènement du cliffhanger, ces astuces de scénario qui poussent le lecteur à passer au chapitre suivant. D’un autre côté, on constate que c’est déjà la règle aujourd’hui, surtout en polar : le succès d’un Guillaume Musso vient de ce qu’il bâtit des récits astucieux à défaut d’être originaux. Mais les amateurs de littérature plus intelligente préféreront de toute façon Faulkner, Bernhard ou Céline. Il ne faut pas toujours prendre le lecteur pour un idiot… ni les éditeurs pour des défenseurs acharnés du beau style. On n’a pas attendu Amazon pour publier « Da Vinci code »… et certains auteurs à succès, qui ne doivent leur bonne fortune qu’à des critiques complaisantes, perdraient sans doute pas mal de plumes dans ce genre de système. Certes, les gros éditeurs ont compris depuis longtemps que l’enjeu est que le livre soit vendu, à défaut d’être lu.

http://www.liberation.fr/culture/2015/06/22/amazon-va-remunerer-ses-auteurs-a-la-page-lue_1334593

Et surtout, qu’on y pense : les contraintes économiques ont parfois suscité des chefs-d’oeuvre. Ionesco a écrit des pièces de théâtre étonnantes avec peu d’acteurs et presque aucun décor : quand on n’a pas d’argent, on doit faire preuve d’imagination !

Livre numérique : Oyster, un concurrent pour Amazon.

Oyster est une start-up new yorkaise qui propose une offre d’abonnement pour la lecture en ligne. Comme Amazon, elle a trouvé un accord avec les principaux éditeurs américains.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/04/08/librairies-en-ligne-oyster-s-attaque-a-amazon-aux-etats-unis_4611918_3260.html

En France, les principaux éditeurs freinent toujours des quatre fers. Et pourtant, les librairies ferment les unes après les autres : à Paris, – 28 % entre 2000 et 2014 !

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/03/20/a-paris-des-librairies-moins-nombreuses-et-plus-excentrees_4597389_4355770.html

 

Une interview d’Hélène Mérillon, fondatrice de Youboox.

En France, Youboox est la première plateforme d’abonnement pour la lecture numérique. Hélène Mérillon, sa fondatrice, est convaincue du développement du livre numérique. Sa conviction est faite : l’avenir, c’est le streaming ! Pour les auteurs indépendants, Youboox est tout simplement indispensable.

http://frenchweb.fr/ebook-youboox-va-devoir-se-muscler-pour-garder-le-leadership-face-a-amazon/188211

L’Europe veut monter la TVA sur le livre numérique à 20 % : la fin de l’ebook ?

L’Union européenne prouve de nouveau à quel point elle est éloignée des réalités : elle exige qu’en France, la TVA sur le livre numérique passe à 20 %, au lieu de 5,5 % actuellement, et cela au prétexte que c’est un service, et non un bien culturel. 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/05/livre-numerique-la-france-va-devoir-relever-le-taux-de-tva_4587611_3234.html

C’est la meilleure manière de tuer un marché qui commence à trouver son public. Va-t-on taxer davantage un livre de poche sous prétexte qu’il fait de l’ombre au livre grand format ? Faudra-t-il revenir à l’époque du livre recopié à la main pour être exonéré de taxes ? L’important est le texte, pas le support. Dans un secteur d’activité qui connaît un net recul depuis plusieurs années, une telle mesure s’apparente à un coup de poignard dans le dos.

Un copain s’en va : Abdel Hafed Benotman est mort.

C’était un type sympa, malicieux et gouailleur. Un écrivain de talent aussi, qui rendait de façon saisissante la langue populaire. Il était mon voisin de table l’an passé, au salon du polar d’Eaubonne. On avait bu des coups en parlant de tout et de rien. Difficile d’imaginer que ce gars avait passé tant d’années en taule pour  braquages. Devant un tribunal, bizarrement, les pauvres n’ont pas les circonstances atténuantes des nantis… A 54 ans, tu t’es fait la belle à jamais. Salut Abdel, je suis content d’avoir croisé ta route, ne fût-ce qu’un seul jour. 
 

La France, nouvel Astérix de l’édition.

Le village gaulois résiste contre l’invasion du livre numérique…   

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/19/l-offre-illimitee-de-livres-illegale-en-france-les-editeurs-divises_4579751_3234.html.

… et pendant ce temps-là, les librairies ferment les unes après les autres.

http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20150218.AFP9240/la-librairie-la-hune-va-changer-de-mains-et-devenir-une-librairie-galerie.html

Alors, quel est le problème ? Amazon ? Ou bien la désaffection du lectorat ? Dans cette affaire, il faut renoncer à tout simplisme : Amazon vend surtout des livres papier, ce qui est tout bénéfice pour les éditeurs…

 

Les encyclopédies Universalis en dépôt de bilan.

Hautement, symbolique, l’annonce du dépôt de bilan des encyclopédies Universalis nous rappelle qu’une nouvelle économie de la culture est née, et qu’il est illusoire de continuer à le nier.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/22/universalis-en-depot-de-bilan_4527730_3234.html

Universalis est bien sûr indispensable, mais son encyclopédie doit être valorisée autrement, par le biais d’Internet. Il faut être conscient d’une chose : l’achat d’un livre, même d’un simple roman, est de plus en plus assimilé à une dépense de luxe, réservé à une minorité de nantis. D’où l’effondrement très net des chiffres de ventes. Un secret bien gardé par les principaux éditeurs, qui continuent à mimer la fête sur le pont du Titanic… 

 

Accord entre Hachette et Amazon.

La guerre de Troie n’aura pas lieu ! Hachette et Amazon enterrent la hache de guerre et en arrivent à la conclusion qu’il vaut mieux collaborer que s’entre-déchirer. Peut-être aussi que la baisse des ventes des titres publiés par Hachette constatée depuis le début de cette « guerre froide » a pesé dans la balance…

http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/11/13/accord-entre-hachette-et-amazon-sur-les-ventes-de-livres-aux-etats-unis_4523414_3260.html