Archives: droits d’auteur

Revenus des écrivains américains en baisse : la faute à qui ?

Certes, le livre numérique a connu une progression foudroyante aux USA : il représente la moitié des ventes en volume. Comme ils sont moins chers, la somme globale de droits d’auteur générée par l’ebook est en baisse… pour le moment.

http://next.liberation.fr/culture-next/2015/09/16/avec-le-numerique-les-ecrivains-americains-y-laissent-des-plumes_1383685

Mais la question se pose de plus en plus : faut-il vendre plus de livres numériques moins chers, ou vendre de moins en moins de livres papier au risque de précipiter les auteurs dans ma dèche ? C’est bien là qu’est le vrai débat.

http://www.liberation.fr/futurs/2015/09/10/droit-d-auteur-le-partage-numerique-est-une-chance_1379744

Plutôt que de s’exclure mutuellement, les deux formats doivent s’additionner. A terme, le livre numérique deviendra le livre de poche d’aujourd’hui. Au-delà des chiffres, c’est la question du support qui devient primordiale : les jeunes générations choisissent le support numérique par habitude autant que par goût. Et le livre numérique n’est pas gratuit, quoi qu’insinuent certains !

Manifestation d’auteurs au Salon du Livre : une grande première.

On ne sait quelle conclusion tirer de cet événement, tout à fait inédit : des auteurs en colère ont manifesté dans les travées du Salon du Livre de Paris. On semble découvrir en effet que les auteurs perçoivent en moyenne 10 % des droits d’un livre, soit un euro et quelque par exemplaire vendu. Et il est vrai que l’édition est l’un des rares métiers où le concepteur de A à Z d’un projet ne reçoit qu’une aumône en échange de son labeur. D’un autre côté, les éditeurs ne sont pas à la fête : le commerce du livre connaît une crise profonde, dont la disparition des librairies est l’un des symptômes les plus flagrants. Alors, qu’est-ce qui cloche ? Pourquoi ne parle-t-on pas de l’avidité des distributeurs, qui prélèvent 50 % des sommes dégagées par la vente des livres ? Et le problème fondamental ne réside-t-il pas dans la désaffection dont souffre la littérature dans les nouvelles générations ? La plupart des jeunes qui arrivent aujourd’hui sur le marché du travail ne s’intéressent pas à la littérature. Et pourtant, ce sont eux, les consommateurs de demain. Ne serait-il pas temps d’éveiller les adolescents à la littérature autrement qu’en leur infligeant Madame Bovary et Le Père Goriot ? De leur faire lire des romans qui soient en prise directe avec leur réel ? Si on continue comme ça, c’est pas demain la veille qu’on leur fera aimer les livres, à nos enfants.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/03/21/inedit-defile-d-auteurs-en-colere-au-salon-du-livre_4598629_3260.html